Les derniers jours de Gilda

DOSSIER DE PRESSE

Gilda est une femme vivante, qui déborde de spontanéité
et de sensualité. Elle vit enfermée chez elle entourée de
ses porcs et de ses poulets qu'elle abat elle-même. Ses
nombreux amants viennent la voir. Elle leur prépare
de vrais festins. C'est un rituel et son plus grand plaisir.
Dehors, c'est le voisinage qui la fustige, c'est la guerre
entre policiers et trafiquants, c'est la mort de ses amants
Entre l'amour qu'elle donne aux hommes et la mort qu'elle
donne aux porcs, Gilda nous peint le monde violent et
contrasté d'un Brésil qui meurt de faim.

LES DERNIERS JOURSDE GILDA
De Rodrigo de Roure
Traduction de Maria-Clara Ferrer
Mise en scène Katharina Stalder
Avec Corinne Blanc-Faugère
Création lumière: William Lagarrigue
Création costume : Michèle Azema
Création vidéo : Catherine Gfeller
Production ThéâViDa www.theavida.com

En partenariat avec la
Maison Antoine Vitez
Coréalisation: Maison
pour Tous Joseph
Ricôme/Théâtre Gérard Philipe.

L'auteur s'inspire du prénom Gilda - titre du film mythique du cinéma
américain - pour parler de la femme brésilienne, et de la vie dans les
favelas au Brésil.
Gilda parle, un couteau à la main. Elle porte un tablier taché de sang.
Elle vit à côté «d'autres», partageant la même cour. Elle a des cochons et
des poules, mais pas d'homme. Alors, elle les a tous : ceux de ses voisines,
maris ou fils... Elle les aime à sa façon, surtout ceux qui apprécient la
bonne chère.
Elle voit toute la haine du monde concentrée dans sa cour, à commencer
par celle des femmes. De guerre lasse, elle veut la paix et décide de tout
changer à commencer par son nom. Puis elle renonce à tuer ses porcs et
s'achète un oiseau tout blanc.
La langue travaille la répétition, cherche la précision de la pensée, tente
d'élaborer les idées par la parole.

ATELIER DE THEATRE A PARTIR DU TEXTE DE RODRIGO
DE ROURE

Cet atelier s'adresse à tous ceux qui aiment la langue, qui aiment les
mots…Et qui sont curieux de découvrir comment leur « corps-instrument
» peut servir un texte théâtral. Qu'ils soient débutants ou initiés. Ce mini
stage de théâtre, s'articulera autour d'une réflexion sur le texte de ce
jeune auteur brésilien Rodrigue de Roure et de sa pièce « Les derniers
jours de Gilda ». Comme le disait le peintre brésilien, Juarez Machado
« Le chemin se fait en marchant » ; donc ensemble nous chercherons,
nous essaierons, nous recommencerons, nous décortiquerons le texte,
jusqu'à tenter de trouver, un instant souverain, sublime, de théâtre.
Une lecture d'extraits mise en espace publique sera proposée à l'issue
de cet atelier avec tous ceux qui le désireront.

LE MOT DE LA TRADUCTRICE : MARIA-CLARA FERRER
La richesse de ce monologue de Rodrigo de Roure réside, à mon avis,
dans la simplicité de la langue. L'auteur ne cherche pas à faire de la poésie.
Au contraire, il n'hésite pas, s'il le faut, à introduire des fautes ou des
ellipses de langage dans son écriture. Ses personnages disent les choses
de façon crue et naïve. Et c'est en cela, justement, qu'ils sont poétiques.
Les mots leur échappent. Les mots donnent chair aux personnages.
Je considère que l'écriture de Roure est assez représentative du rapport
que les brésiliens ont avec la langue. Ses personnages ne cherchent pas
à dire, ou à bien dire les choses. Ils les disent. Ce qui est dit n'est pas
mesuré. La construction du discours ne s'inscrit pas dans une dynamique
d'explication de la pensée. Le discours se construit sur une juxtaposition
d'impressions et de sensations éprouvées par les personnages.
Le travail de traduction de ce texte, pour moi, consiste à retrouver ce
rapport direct aux mots, à retrouver cette agressivité naïve de la langue.

LE MOT DE LA COMEDIENNE
Brésilienne, Gilda est une femme touchante, intrigante car quand elle raconte, on peut se demander
en l'écoutant, si elle est idéaliste, naïve ou… dans l'illusion. Dans l'illusion d'elle-même ?! Dans
l'illusion de croire les histoires qu'elle raconte sans même sans rendre compte… Elle se « fait des
films » ; On ne sait pas ou commence ni ou finit la réalité, la vérité… Mais cela n'a pas d'importance,
elle nous emporte avec elle, c'est ce qui la rend si attachante.
Gilda est une femme du peuple qui aime la chair, qui aime les sens… Les mots et les idées qu'elle
aligne sont pleins d'images, pleins de couleurs, pleins de chaleur. Pourtant, on entend derrière cette
abondance, une angoisse, un manque. Elle est différente et seule…
« On reste là comme ça, chez soi, des fois, on oublie même qu'on est des gens » (…) « Toutes ces
femmes calleuses élèvent leurs hommes comme moi j'élève mes cochons », extrait de « Les derniers
jours de Gilda ».
Elle est seule. Pourtant quand on l'écoute parler, il y a tout un petit monde qui pullule autour d'elle;
une voisine criarde, des femmes calleuses, des cochons affectueux, des poules, des amants peu
bavards… Tout un monde, son monde…
Quand Katharina Stalder m'a proposé d'interpréter Gilda, j'ai tout de suite accepté. J'adore
interpréter des personnages qui, sont comme cette Gilda brésilienne, un peu « borderline »… L'idée
de lui donner vie me séduit, car comme moi, comédienne, Gilda aime raconter des histoires…

NOTE D'INTENTION DE LA METTEURE EN SCENE
« Gilda » c'est avant tout une rencontre entre une personne et un personnage. Ou devrais-je plutôt
dire DES personnages? Car derrière la Gilda brésilienne de Rodrigo de Roure, il y a celle, américaine,
de Charles Vidor du film de 1946, incarnée par Rita Hayworth. Belle, désirable - et tellement seule.
Comme Gilda-la-Brésilienne, enfermée dans sa cour, entourée de ses poules et cochons.
Les attitudes, gestes et mouvements, les costumes et chansons de Rita Hayworth, Gilda les connaît
par coeur. Elle vit entourée d'images de Rita Hayworth, des bribes du film passent, mais aussi des
images ironiques, en contrepoint.
La vidéo a une place essentielle, même si elle n'a, a priori, aucun rapport avec la réalité brésilienne
dans les quartiers pauvres.
Les spectatrices et spectateurs ne sauront pas si Gilda est folle ou si c'est le monde qui l'entoure. Si
ses multiples amants existent ou pas… Si Gilda est devant sur scène ou Rita – ou Corinne ? Toujours
sur le fil du rasoir, toujours en équilibre précaire…
Sur scène: la comédienne avant tout, son corps, ses mots. Des gestes empruntés à “Gilda Hayworth”.
Une table de cuisine. Une télé. Un couteau. Et une magnifique robe rouge. Rouge comme l'amour et
la mort, rouge comme la viande saignante qu'elle cuisine.

L'AUTEUR : RODRIGO DE ROURE
Né à Rio de Janeiro en 1978, il est formé à la Maison des arts de Laranjeiras à Rio.
Également acteur et enseignant de théâtre, il est l'auteur de plusieurs pièces, mises en scène au
Brésil dans différents théâtres et festivals : As impostoras (2002) ; Preâmbulo carta de Adeus (2003),
Muitos Anos de vida (2003). Senhora Coisa (Madame Chose, 2001) et Os ultimos dias de Gilda (Les
Derniers Jours de Gilda, 2003) ont été traduites en français et mises en espace lors du festival Teatro
em ombras au Théâtre de la Cité Internationale à Paris pendant l'année du Brésil en France.

LA TRADUCTRICE : MARIA-CLARA FERRER
Née à Rio de Janeiro, elle vit à Paris depuis l'âge de 14 ans où elle se forme comme comédienne et
joue dans plusieurs spectacles.
En 2003, elle traduit pour le portugais du Brésil la pièce de Jean-Luc Lagarce J'étais dans ma maison
et j'attendais que la pluie vienne. En 2004, elle écrit sa première pièce Célébration. En 2005, elle
intègre le comité brésilien de traduction de la Maison Antoine Vitez et traduit des pièces de jeunes
auteurs brésiliens (Les Derniers Jours de Gilda et Madame Chose de Rodrigo de Roure ; Body Art de
Newton Moreno) pour le festival Teatro em Obras au Théâtre de la Cité Internationale.
Cette même année, elle fait la dramaturgie et joue dans le spectacle Le Baiser sur l'asphalte de
Nelson Rodrigues, créée au Théâtre Mouffetard et mise en scène par Thomas Quillardet.

LA METTEURE EN SCENE : KATHARINA STALDER
Après une formation de comédienne au Conservatoire National d'Art Dramatique d'Avignon, elle a
suivi une formation chants du monde – transmission orale, avec Marie Estève, Montreuil (Maison
populaire).
Co-fondatrice de la Cie A Titre Provisoire (Avignon - organisation d'événements artistiques dans
le bus-théâtre ARTIBUS aux Festivals Off d'Avignon 2000 et 2001 ; lectures et mises en espace de
textes divers), elle rejoint le Théâtre Hirsute – Cie Pierre Barayre, en tant que co-directrice artistique,
metteuse en scène free-lance.
Metteuse en scène : Abel et Bela de Robert Pinget, La machination du roman, Spectacle-concert,
Journal de résidence, Boeuf, Hop! de Pascal Nordmann et Le gai savoir de l'acteur – le théâtre en six
leçons d'après Dario Fo.
Comédienne : A travers le miroir d'après Lewis Carroll, Paroles blanches de Miche et Drate de
Gérald Chevrolet, mes Pierre Barayre, La dispute de Marivaux mes Pierre Barayre, Eko! Eko! chants
du monde, mes Marie Estève, H2O, création collective théâtre jeune public (aussi texte et co-mise en
scène). Le cri textes bibliques, mes Laurent Poncelet, Fun Douk chants du monde, mes Marie Estève.
Aussi : enseignement du théâtre (cours de théâtre pour amateurs et interventions dans des écoles,
collèges et lycées). Assistante à la mise en scène en France, en Suisse et aux Etats-Unis avec P.
Barayre, Y. Gourmelon, J. Jouanneau, F. Rochaix (Fête des Vignerons, Vevey, Suisse), P. Papini, A.
Marchetti, F. Bessell.

LA COMEDIENNE : CORINNE BLANC FAUGÈRE

  • Comédienne - Metteure en scène- Voix- Auteure- professeure de théâtre - Coach de Vie
Après une Licence de Psychologie sociale et une maitrise de Psychologie clinique,  puis des études de Sciences de l'éducation et de pédagogie,
Corinne a étudié la méthode de C. Stanislavski pendant quatre années dans une l'Ecole d'Art Dramatique privée de
Montpellier. Elle a obtenu un diplôme d'animatrice d'atelier d'écriture et a participé à de nombreux
stages de théâtre et de chant.
Fondatrice de la Cie Chimères et Fantaisies en 1993, elle encadre des stages thématiques de théâtre
(Abolition de l'esclavage, Afrique noire, Chili, Occitanie, les légendes Amérindiennes,…), intervient
dans le réseau des médiathèques et en milieu scolaire.
Responsable et arbitre des Matchs d'improvisations avec la troupe d'improvisateurs Les
Troubadingues depuis janvier 2005 à L'Antirouille (Montpellier), elle organise depuis Mai 2006 Les
Tremplins du Rire dans ce même lieu.
Comédienne et metteuse en scène : Une heure et de mie de retard de G. Sibleyras et J. Dell, Les
collines du crépuscule de Béatrice Bourrier, «InFanTaLisTik» avec la Cie Chimères et Fantaisies, Qui
a peur de Virginia Woolf d'Edward Albee, Accrochez-vous, Spectacle solo en préparation.
Les créations de l'association ThéâViDa
Plus récemment, Fondatrice de CF-GROUP en 2010 - qui regroupe toutes ses activités de coaching de vie et de formations en communications, relations humaines et efficacité professionnelle.

LE PROJET ASSOCIATIF
ThéâViDa est une association de loi 1901, à but non lucratif, dont l'objet est d'organiser des
évènements culturels mêlant le théâtre, vidéo et danse contemporains en lien avec l'Amérique
Latine.
Créée en juillet 2009 pour l'organisation de la première édition du Festival transdisciplinaire
ThéâViDa, elle s'est développée et a pris de l'ampleur grâce aux nouvelles idées et initiatives de ses
adhérents, dont le nombre augmente sans cesse.
Aujourd'hui forte du succès sans conteste des précédentes éditions, l'association propose
maintenant des activités et actions autour de la culture latino-américaine tout au long de l'année afin
de transmettre et d'échanger avec le public et les professionnels de la région Languedoc-Roussillon.

PROJET ARTISTIQUE
Le but de l'association est de créer un pont culturel entre deux territoires et échanger des savoirfaire
réciproques, notamment à travers le festival.
Ouvrir le public et les professionnels à d'autres formes d'écriture et de posture, d'autres méthodes
et rythmes de travail.
Concrètement, les pratiques de fond sont assez proches, la mondialisation y est pour beaucoup. En
effet, les courants et tendances artistiques européens et étasuniens ont une grande influence sur les
créations latino-américaines.
La différence réside dans l'approche du sujet, la manière dont il est traité, plus poétique. Les artistes
jouent plus sur le symbolisme que sur le trash et la violence gratuite.

COORDINATRICE ET DIRECTRICE ARTISTIQUE : GABRIELLE GONZALEZ
Géographe de formation et titulaire d'un master 2 en Sciences Politiques sur les échanges et les
stratégies culturelles internationales, elle travaille depuis 2004 dans le milieu artistique (assistante
de metteur en scène, gestion de festivals, de compagnies et de salle de théâtre).
En 2004, elle intègre les équipes de coordination de production de plusieurs festivals internationaux
en Argentine (Tintas Frescas et le Festival International de Buenos Aires) et au Chili (Santiago A Mil).
De retour en France début 2006, elle est assistante de la metteure en scène Urszula Mikos au
Théâtre le Proscénium à Paris.
Originaire de Montpellier, elle revient et devient l'administratrice de la Cie Théâtre au Présent,
alors en direction artistique du Théâtre Pierre Tabard-Lakanal.
Cofondatrice de ThéâViDa en 2009, elle coordonne et développe les activités de l'association.

LES CREATIONS ET PRODUCTION DE THEAVIDA
  • 2010 : Lectures d'auteurs latino-américains, en partenariat avec la Maison Antoine Vitez. Création
pour la 1ère édition du Festival ThéâViDa.
  • 2011 : Lectures mises en espace d'auteurs mexicains, en partenariat avec la Maison Antoine Vitez
et les Editions Le Miroir qui fume. Tournée dans le département de l'Hérault.
  • 2012 :
  • Les derniers jours de Gilda de Rodrigo de Roure, traduction de Maria Clara Ferrer. Création
pour la 3ème édition du Festival ThéâViDa, suivie d'une tournée en région Languedoc Roussillon.
  • Les contes de la forêt vierge de Horacio Quiroga. Création pour la 3ème édition du Festival
ThéâViDa, suivie d'une tournée dans l'Hérault et les Pyrénées Orientales.
  • Frida d'après la correspondance et les écrits de et sur Frida Kahlo. Re-création à Balaruc-lesbains,
suivie d'une tournée en Languedoc-Roussillon.Utilisez ce modèle pour commencer une page vierge



Copyright (C) Avril 2006. Tous droits réservés.Contactez l'auteur du site : david.faugere@neuf.fr mardi 8 avril 2014